Jazz et Littérature

Page 1 sur 8 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Jazz et Littérature

Message  Pascalou le Dim 1 Mar - 13:02

Extraits des "Variations Homophoniques " de Georges Perec:

-J'eus liane qu'ânonne ballades et relaie - Julian Cannonball Adderley
-L'ouïe s'arme et je te ronge - Louis Armstrong
-Qu'honte Bey scie - Count Basie
-Cid n'est Beckett - Sidney Bechet

etc...
avatar
Pascalou
Admin

Messages : 382
Date d'inscription : 11/10/2008
Localisation : Bagneux (92)

Voir le profil de l'utilisateur http://jazzmen.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Jazz et Littérature

Message  ray le Mar 3 Mar - 19:25

Et t'oublies Artie Shaw, qui va de soie ...
avatar
ray

Messages : 311
Date d'inscription : 16/11/2008
Localisation : Chimay (Belgique)

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

La chose - Georges Perec

Message  Pascalou le Dim 5 Avr - 11:09

http://www.desordre.net/textes/bibliotheque/auteurs/perec/la_chose.htm
avatar
Pascalou
Admin

Messages : 382
Date d'inscription : 11/10/2008
Localisation : Bagneux (92)

Voir le profil de l'utilisateur http://jazzmen.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

jazz et littérature

Message  sisyphe le Mar 7 Avr - 12:48

Perec donne plusieurs entrées au jazz dans "Je me souviens"
4 - Je me souviens de Lester Young au Club Saint-Germain; il portait un complet de soie bleu avec une doublure de soie rouge.

6 - Je me souviens qu'Art Tatum appela un morceau Sweet Lorraine parce qu'il avait été en Lorraine pendant la guerre de 14-18

41 - Je me souviens d'un morceau d'Earl Bostic qui s'appelait Flamingo.

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Perec petite suite

Message  sisyphe le Mar 7 Avr - 15:22

50 - Je me souviens de l'époque où Sacha Distel était guitariste.
87 - Je me souviens que Caravan, de Duke Ellington, était une rareté discographique et que, pendant des années, j'en connus l'existence sans l'avoir jamais entendu.
169 - Je me souviens des concerts de Norman Granz Jazz at the Philharmonic.
187 - Je me souviens que le trompettiste Clifford Brown est mort à vingt ans dans un accident de voiture.
190 - Je me souviens des émissions de Sim Copans.
223 - Je me souviens des pochettes de disque, de jazz le plus souvent, dessinées par David Stone Martin.
235 - Je me souviens du saxophoniste Barney Willem.
236 - Je me souviens que le palindrome d'Horace -Ecaroh - est le titre d'un morceau d'Horace Silver.
252 - Je me souviens que Lester Youg était surnommé"The Prez" et Paul Quinichette "The Vice-Prez".
258 -Je me souviens que James Stewart joua le rôle de Glenn Miller dans le film consacré à la vie de ce mucisien de jazz dont le morceau le plus connu s'appelle Moonlight serenade.

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Perec petite suite et fin

Message  sisyphe le Mer 8 Avr - 10:23

280 - Je me souviens du grand orchestre de Woody Herman.
301 - Je me souviens que Sydney Bechet a écrit un opéra - ou bien était-ce un ballet? - intitulé la Nuit est une sorcière.
332 -Je me souviens de la Cigale, où Al Lirvat et son orchestre jouèrent pendant plus de trente ans.
343 - Je me souviens d'un musicien de jazz qui s'appelait Mowgli Jospin.
379 - Je me souviens du Caméléon, rue Saint-André des Arts, avec un batteur qui s'appelait Al Levitt.
404 - Je me souviens de Claude Luter aux Lorientais..

Peut-on ajouter le 342 où Perec se souvient de Moustache?

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Jazz et Littérature

Message  Pascalou le Mer 8 Avr - 18:33

Absolument
avatar
Pascalou
Admin

Messages : 382
Date d'inscription : 11/10/2008
Localisation : Bagneux (92)

Voir le profil de l'utilisateur http://jazzmen.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

avec J.P. Sartre

Message  sisyphe le Mar 14 Avr - 10:01

Sujet de méditation voire de discussions:
Dans un article "Nick's Bar, New-York City" paru en 1947 dans une revue animée par Boris Vian, Jean-Paul Sartre écrit en première phrase " La musique de jazz, c'est comme les bananes, ça se consomme sur place".Dans le cas de big-band peut-on parler régime?

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

avec J.P. Sartre

Message  sisyphe le Ven 17 Avr - 15:52

" Madeleine, est-ce vous voulez remettre le disque? Juste une fois avant que je ne parte"

Médication en cas de nausées .

Choisir de préférence " Some of these days" chanson composée en 1910 par Shelton Brooks et interprétée par Sophie Tucker, avec Ted Lewis à la clarinette, dans l'enregistrement de 1926.
Ce remède (oh!) a déjà été expérimenté par un certain Roquentin sous la plume de J.P. Sartre dans un roman qui a justement pour titre "La Nausée". Non seulement il guérit le malaise, qui s'apparente ici à un mal être...existentiel (ah!), mais peut conduire, à ce qu'il paraît, sur le chemin de l'écriture... d'un roman par exemple.

"Madeleine, jouez-moi un air, au phono, vous serez gentille. Celui qui me plaît, vous savez: Some of these days


Dernière édition par sisyphe le Sam 8 Mai - 16:33, édité 1 fois

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Sophie Tucker - Some Of These Days

Message  Pascalou le Ven 17 Avr - 19:25

http://www.youtube.com/watch?v=3heCSPJrO70
avatar
Pascalou
Admin

Messages : 382
Date d'inscription : 11/10/2008
Localisation : Bagneux (92)

Voir le profil de l'utilisateur http://jazzmen.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

J.P. Sartre

Message  sisyphe le Lun 20 Avr - 11:47

Au début de l'année 67 ( 1967 svp!) Sartre en compagnie de Sonny Rollins fait la couverture de la revue "JazzHot". Ils sont à la sortie d'une boîte parisienne, sise rue Saint-Séverin, le Jazzland, et Sartre vient écouter le saxophoniste qui y joue en trio avec Gilbert Rovère et Art Taylor.
Commentaire de Sartre à Michel Contat qui y était également:"Il est bon, votre Rollins, mais il ne vaut pas Charlie Parker"; Contat pense que Rollins serait certainement d'accord.

A propos de Rollins, c'est lui que Bernard Pivot choisit pour le générique de son émission "Bouillon de culture", émission qui dura de 1991 à 2001. On put donc entendre 407 fois (paraît-il), avec plaisir "Night has a thousand eyes".

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Perec en forme de suite et fin au carré

Message  sisyphe le Mer 22 Avr - 12:51

Dans la suite des "je me souviens..." j'ai omis de me souvenir que Perec se souvenait (n°190) des émissions de jazz de Sim Copans alors que je m'en souvenais. On rentrait un peu plus vite du collège pour l'écouter à la radio, familiale.

"Sim Copans était un vrai francophile. Un «French lover». Au début des années 30, il avait étudié à l'université de Nancy puis à La Sorbonne. Et il avait déjà enseigné la Français à l'université de Columbia, près de New-York. C'est sa connaissance de la langue qui lui a fait jouer un rôle particulier lors du débarquement allié de juin 1944. «On m'a donné un camion équipé d'un studio et de haut-parleurs ; dès que les Allemands quittaient une ville, j'avais pour mission d'y pénétrer pour rassurer la population», a-t-il expliqué (2). Voilà comment Sim Copans a commencé à diffuser de la musique : pour annoncer son arrivée dans les villages normands, «ou parfois à l'intention des GI lorsqu'ils me réclamaient un concert de jazz».

Dans Paris libéré, il est ensuite devenu le délégué de la radio américaine, «La Voix de l'Amérique». A partir de 1946, Sim Copans passe devant le micro de la Radiodiffusion Française : «Le poète Paul Gilson a créé l'émission «Ce soir en France», à laquelle participaient cinq ou six intervenants étrangers ; il m'a invité : grâce à ma très grande discothèque, je passais beaucoup de musiques». Il n'a pas arrêté pendant plus d'un quart de siècle. Jusqu'en 1973, il a consacré quatre mille émissions à la musique américaine sur les ondes françaises : «Panorama du jazz américain» sur Paris Inter, puis «Jazz en liberté», «Fleuve profond»... Il a vulgarisé cette musique avec des émissions entrées dans la mémoire collective. «Je me souviens des émissions de Sim Copans», a écrit Georges Pérec."

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Un peu de Vian

Message  sisyphe le Ven 24 Avr - 16:29

Dans son roman de 1947 "Légumes du jour" (pour imiter pâlement et à ma honte les calembours qu'il affectionnait) et où il met en scène, en autres, l'écrivain Jean-Pol Partre, auteur bien connu du "Paradoxe du Dégueulis" et de la "Lettre et le Néon") Boris Vian qui fut, rappelons-le, trompinettiste au Tabou, lieu où se réunissaient des gens pour qui la vie n'est pas une existence et l'existence vraiment pas une vie, mais qui contribuèrent à changer la nôtre, crée un personnage, Chloé, directement issu du morceau éponyme de Duke Ellington

Boris Vian qui écrivit moult Chroniques de jazz n'aurait-il pas contribué à la création de ce mémorable chef- d'oeuvre, pour ceux que la roulette fait encore trembler, qu'est "Blues du dentiste"?

Petite anecdote géographique: Durant la saison estivale de 1946 Boris Vian était venu, avec son épouse Michelle et leur fils Patrick, se reposer à Saint-Jean-de-Monts, dans une maison de l'avenue de la Mer... il en profita pour écrire "J'irais cracher sur vos tombes". Comme quoi la côte vendéenne mène à tout. sunny


Dernière édition par sisyphe le Sam 27 Juin - 19:37, édité 1 fois

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Un peu de Vian

Message  Margotonne le Sam 25 Avr - 10:32

"Blues du dentiste" ou "Blouse du dentiste"?????????

Margotonne

Messages : 3
Date d'inscription : 05/01/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

J.P. Manchette

Message  sisyphe le Sam 25 Avr - 11:59

J.P. Manchette que l'on a étiqueté, avec juste raison, sans doute, comme étant le père du néo-polar aimait le jazz. Dans son roman paru en 1976 "Le Petit bleu de la Cöte Ouest", roman considéré comme un de ses meilleurs, son personnage Georges Gerfaut en écoute tant dans sa voiture, une Mercédès gris acier avec un lecteur de cassettes, que sur la chaîne de son salon , mais pratiquement toujours en sourdine.. Celui qu’il écoute est celui dit de la Côte Ouest (West Coast Jazz).

Il aime aussi le Cutty Sark voire le 4 Roses. Il a les goûts d'un cadre moyen, qu'il est.


L'édition servant de référence ,ici, est celle de la collection "Carré noir" n°368
En sa compagnie, page à page.

p. 8 du Gerry Mulligan, du Jimmy Giuffre, du Bud Shank, du Chico Hamilton.
Il sait que « Truckin’ » de Rube Bloom et Ted Koelher par le quintette de Bob Brookmeyer est diffusé actuellement. Sur le périphérique parisien à 145km/h.

p. 19 du John Lewis, du Gerry Mulligan et du Shorty Rogers. A 130 km/h sur la RN 19 après Vendeuvre en se dirigeant vers Troyes.

p.20 le lecteur de cassettes diffusait Two Degrees east, three Degrees West, lorsqu’il arrête sa voiture près d’une DS accidentée.

p 27 chez lui il alla dans le coin allumer la chaîne Sanyo et mettre en sourdine du Shelly Manne.

p.33 le lecteur de cassette diffusait du Tal Farlow.

p.38 toujours dans sa Mercédès le lecteur de cassettes diffuse du Lee Konitz avec Lennie Tristano.

p; 55 Gerfaut sifflota quatre mesures de Moonlight in Vermont. Sur la plage à Royan.

p.65 seul chez lui du Fred Katz et du Woody Herman.

p.75 Chez lui, dans l’après midi, il mit très fort de la musique –l’octette de Joe Newman avec Al Cohn.

p.137 dans les Alpes la radio diffuse du Johnny Guarnieri … puis on entendit Dexter Gordon et Wardell Gray ( « Wardell Gray, pas ce tenor-ci, l’autre, dit Gerfaut en désignant inutilement le poste du doigt, on l’a retrouvé flingué dans un terrain vague. Et Albert Ayler, on a retrouvé son corps dans l’East River. Et Lee Morgan, sa nana l’a descendu. Tu sais, ces choses-là existent! Elles ont lieu!).

p.139 en route, ayant mis en marche l’autoradio ( la voiture est une Ford Capri), il capta plusieurs choses qui auraient dû lui plaire: du Gary Burton, du Stan Getz, du Bill Evans…

p.164 une voix lui rappelle celle de François Mauriac et de Roland Kirk.

p.181 au salon, chez lui, il écoute du Lennie Niehaus et du Brew Moore et du Hampton Hawes

p.181 dans sa Mercédès sur le périphérique extérieur à 2h30 ou peut-être à 3h15 du matin Gerfaut tourne autour de Paris à 145km/h en écoutant de la musique West Coast, principalement des blues, sur son lecteur de cassettes.


Dernière édition par sisyphe le Lun 25 Mai - 16:44, édité 1 fois

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

J.P. Manchette

Message  sisyphe le Sam 25 Avr - 12:09

A propos de "Le petit bleu de la côte Ouest"
Au cinéma Alain Delon interpéta le rôle de Gerfaut dans un film de Jacques Deray, de 1980, au titre plus série noire "Trois hommes à abattre"
Avec ce "Petit bleu"Jacques Tardi sortit une superbe BD en noir et blanc.

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re - Manchette

Message  Pascalou le Dim 26 Avr - 8:04

En vrac, une petite compil en provenance de l'autoradio de Gerfaut :


Découvrez John Lewis!
avatar
Pascalou
Admin

Messages : 382
Date d'inscription : 11/10/2008
Localisation : Bagneux (92)

Voir le profil de l'utilisateur http://jazzmen.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Le petit Bleu de la Cote Ouest-Tardi

Message  Pascalou le Dim 26 Avr - 10:59

avatar
Pascalou
Admin

Messages : 382
Date d'inscription : 11/10/2008
Localisation : Bagneux (92)

Voir le profil de l'utilisateur http://jazzmen.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Jacques Sternberg

Message  sisyphe le Mer 29 Avr - 10:35

Jacques Sternberg auteur de romans, de nombreuses, très nombreuses nouvelles toujours au bord de l'absurde, du fantastique était un hénaurme amoureux du jazz, en plus d'être un passsionné de "dériveur", du côté de la côte normande, je crois, et de Vélosolex. ( Y-at-il une relation entre les déplacements en Solex et l'amour du Jazz?, voir Jacques Réda).

Dans son "Dictionnaire des idées revues", illustré par Roland Topor on peut lire:
"Jazz: Il y a des points d'affinités comme cela, de temps en temps, qui ont souterrainement plus d'importance que les autres. Je ne crois pas avoir eu une véritable entente d'esprit avec un être qui n'entend rien au jazz."

et à propos d'Armstrong : " j'ai longtemps rêvé d'écrire comme Armstrong jouait de la trompette. C'est en effet l'un des créateurs qui m'a le plus impressionné. Je n'ai jamais compris comment un homme aussi fruste, à peu près inculte, ignorant des subtilités du solfège, a pu s'arracher du fond des tripes de tels cris, des inventions aussi fulgurantes, des trouvailles aussi révolutionnaires qui ont remis tout le jazz - encore primitif - en question, dans les années 20.
Armstrong ne s'envolait pas seulement à cent coudées au-dessus des jazzmen de ses propres orchestres, il a jeté au vent des solos que personne n'égalera jamais, de ces solos dont chaque note est déchirante, dont la construction à la fois algébrique et débridée coupait le souffle. Un disque commme le Tight like this demeure pour moi le plus beau disque de jazz qui est jamais été enregistré. Je dois à Armstrong d'étonnants moments d'exaltation, entre 24 et 30 ans, quand j'écrivais comme un fou perdu et que je me voyais refusé partout. Peut-être a-t-il été durant ces années un de mes plus sûres consolations."

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Un soir au club.

Message  sisyphe le Sam 2 Mai - 9:39

« Le piano n’était pas le violon d’Ingres de Simon Nardis ».
Un ancien pianiste, Simon Nardis, est le personnage central du roman de Christian Gailly paru aux « Editions de Minuit » au début 2002 : 170 pages d’élégance discrète et de plaisir de lecture avec la musique de Bill Evans ponctuant, « swinguant » l’écriture.

« Nardis » ( anagramme du nom du pianiste Ben Sidran ) est d’ailleurs un thème composé par Bill Evans, joué par Miles Davis.

Le nom du club en question ? « Le Dauphin Vert ». « On Green Dolphin Street » servait d’indicatif de début et fin de set aux trois musiciens. « Ils étaient trois, donc. Un piano trio . La plus belle formation selon Simon » .
Et comme par hasard
Bill est le pianiste
Scott le bassiste
Et Paul le batteur
Comme le trio formé par Bill Evans, Scott LaFaro et Paul Motian au début des années 60.

Qui rencontre-t-il, Simon, au club ? Debbie une ancienne chanteuse, évoquant ainsi un autre thème de Bill Evans « Waltz for Debbie ».

Un vrai roman, un vrai récital.

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Jazz et Littérature

Message  Pascalou le Dim 3 Mai - 1:59

avatar
Pascalou
Admin

Messages : 382
Date d'inscription : 11/10/2008
Localisation : Bagneux (92)

Voir le profil de l'utilisateur http://jazzmen.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Un soir au club fin de set

Message  sisyphe le Dim 3 Mai - 8:17

Un vrai roman, un vrai récital.
Page à page :

Après « On Green Dolphin Street » à la p 34
P 47 « Letter to Evans »
P 52 “You have changed
P 65 “Sur un tempo assez rapide ils étaient en train de carburer sur « Milestrone ». Simon pensa sur ce thème-là, on ne peut pas s’en empêcher. Il se rappelait comment lui-même carburait sur ce thème . »
P71 et 72 « Les Feuilles mortes », « Autumn leaves » Chanté par Debbie accompagnée au piano par Simon; ils poursuivent avec « Moonlight in Vermont », « What are you doing the rest of your life ? », « Lover man », « The man I love », « My Funny Valentine ».
Puis p 78 « Bill s’est mis à jouer une petite ritournelle agréable, « That’s all »
P 149 « S’accompagnant elle-Debbie- chantait des choses comme « Love for sale » ou « Never let me go » ».
A la page suivante « Simon improvisa sur « Never let me go » ».

A la p 42 allusion à Johnny Griffin et à Monk et à la p 72 de Gerry Mulligan. A la p 149 il est question de Coltrane jouant « Naima », Ornette Coleman jouant « Lonely Woman » Et à la P 56 “ Quand Simon déboucha dans la bibliothèque c’était Sonny Rollins qui jouait, en trio au Village Vanguard, la pochette du disque l’attestait”, à la p 67 Sonny Rollins en est à “ Sofly as a morning sunrise

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jacques Steinberg à propos de Django.

Message  sisyphe le Sam 16 Mai - 11:29

"Sans vouloir se montrer raciste, il faut bien reconnaître que Reinhardt est le seul musicien blanc de jazz qui ait eu du génie. Amputé de plusieurs doigts après un incendie, Django a toujours joué à la guitare comme s'il avait vingt doigts: sa virtuosité laisse en effet pantelant, surtout qu'elle n'est jamais gratuite. Elle coule de source avec une prodigieuse désinvolture, jaillissant scintillante du plus profond d'une constante inspiration. Le génie à l'état pur vraiment, comme chez Armstrong puisqu'il serait difficile de dire lequel des deux musiciens était le moins cultivé. Le fameux Quintette du Hot Club animé par Stéphane Grapelli, souvent pleurnichard-tziganeur, aurait-il eu le charme qu'il posséda sans Django Rheinhardt? Certainement pas. Mais aurait-il été, lui Django, aussi inspiré sans Grapelli? Ce n'est pas prouvé. Leurs échanges avaient la grâce, la magie, le charme et le rythme miraculeux." "Dictionnaire des idées revues".

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jacques Steinberg à propos de Django.

Message  sisyphe le Sam 16 Mai - 11:44

..."j'entends la lune entre les peupliers de France et de Belgique
Glisser de corde en corde ainsi qu'un fin médiator..."
Jacques Réda dans "L'improviste. Une lecture du jazz".

et aussi toujours dans le même texte
"Comment imaginer ton rire et ta guitare sous séquestre,
Paris vide comme l'aurore aux canaux d'Amsterdam?

Pardonne-moi, je n'ai jamais été si pareil au nuage
Qui procède assuré dans son voluptueux contour..."

C'est Coleman Hawkins qui est sensé s'adresser à Django le 10 octobre 1939.


Dernière édition par sisyphe le Dim 17 Mai - 9:00, édité 1 fois

sisyphe

Messages : 175
Date d'inscription : 31/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Quand Django rencontre Coleman

Message  Pascalou le Dim 17 Mai - 6:38

Session du 28 Avril 1937, avec Alix Combelle , André Ekyan , Benny Carter et Stephane Grappelli au piano



Découvrez Django Reinhardt!
avatar
Pascalou
Admin

Messages : 382
Date d'inscription : 11/10/2008
Localisation : Bagneux (92)

Voir le profil de l'utilisateur http://jazzmen.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Jazz et Littérature

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 8 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum