Jazz et Littérature

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Ven 4 Fév - 16:10

A lire " Le jazz à la lettre" de Yannick Seité. PUF, collection " Les littéraires".


"L’ouvrage est de Yannick Seité et raconte d’abord l’arrivée du jazz en Europe, événement ayant permis aux écrivains du continent d’envisager l’homme noir autrement que par le biais de la lourde figure du boxeur. Dès lors, l’auteur peut passer les écrivains en revue : Cocteau et les clichés qu’il fallait bien que quelqu’un invente, Céline, Morand, Kessel, Breton, Crevel, Soupault, Leiris... – ce dernier, empruntant par exemple au vocabulaire du jazz des termes pour décrire un tableau de Bacon, semble obnubiler Séité. " G. Belhomme.


http://www.magazine-litteraire.com/content/Homepage/article.html?id=16355


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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Ven 4 Fév - 16:22


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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Ven 18 Fév - 19:44

Rag-Time

Le nègre danse électriquement
As-tu donc oublié ton pays natal et la ville de Galveston
Que le Banjo ricane
Les vieillards s’en iront enfin
le long des gratte-ciels grimpent les ascenseurs
les éclairs bondissent
Tiens bonjour

Mon cigare est allumé
J’ai du whisky plein mon verre
mon cigare est allumé
J’ai aussi mon révolver

Le barman a tort de sourire
on ne cherche plus à savoir l’heure
la porte infatigable
les ampoules
ma main
n’est-ce pas

Philippe Soupault
1 - Remarque: Ce poème de Philippe Soupault est paru dans le n° 16 d’octobre 1918 de la revue littéraire de Pierre Reverdy « Nord-Sud ». Il sera repris dans « Rose des vents » en 1919.
2 - Remarque : dans la réimpressions des 16 numéros de cette revue aux éditions Jean-Michel Place ce texte prend le titre de « Tag-Time ». !!!

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Mar 22 Fév - 13:40

Lecture du livre de Yannick Séité: Le jazz, à la lettre. Chapitre "Pierre Reverdy".

12, novembre 1937, Paris, sous la houlette de Hugues Panassié, enrigistrement:
Pierre Reverdy lit un de ses poèmes choisi par Panassié "Fonds secrets"
Philippe brun, trompette.
Joseph Reinhardt (un frère), guitare.

Remarque: cette date ne figure que très rarement dans les chronologies biographiques de Reverdy, voire jamais.

« Fonds secrets ».

Non ce n’est plus déjà la tribune de l’horizon où les mains parlent
Et la faim noire a contourné tous les rochers

Dans les repaires mal garnis à contre-jour
Sur la façade à peine cicatrisée
Quand la résine des soucis va goutte à goutte
De la pierre à la vie et de la tombe à la lumière
Sous les palmes de la clairière à feu couvert
A temps perdu à temps passé
Sans un détour à tous les coudes
S’il faut cueillir les souvenirs comme des fleurs
Dans la piscine des forêts
Dans l’haleine des routes sans couleur
Quand il fait trop frais dans les rides des gouffres
Pendant que les lutteurs gonflent les manches de leur souffle
Tout le long des talus de sel sur les frontières de l’été
Avec la fatigue de tracer tant de signes sur le grain blanc à peine ramassé
Le noir me suit entre les doigts agiles de la nuit
Plus fécond que les interstices des saisons où se déchire la tempête
Plus sec que le désir au coin du mouvement des membres
Sur la langue du temps le sel bleu et la cendre
Avec sous le vent perfide
Et le cœur désuni
Abîme des oiseaux et des jours sans rien faire
Fortune vaine et liberté flétrie
Les heures sans écho dans les mains qui s’enchaînent

Les plombs de la chaleur s’écrasent sur la peau
Avec les épines du jour la pensée surmonte la fièvre
Le bol du jour déborde au tremblement de la main qui s’étire
Et la joie du retour illumine ton front

Un baiser sur la joue confuse du matin
Un cri au fond de la douleur malsaine
Quand je vais consulter l’oracle de papier
Quand tout est reconnu entre les mains des signes
Sur la tempe grise du jour
En pleine saison de fortune
Quoique la pente du destin
Attente son tour dans la brume

Dans la ruelle du bonheur des cris de faim
Un bruit de ruisseau clandestin sous les feuilles
Et la voix libre sans entrain qui domine tout tumulte
A peine la fatigue au pied
A peine la mort dans la main
Toutes les plaques du bonheur dissimulées dans la doublure

Et la fleur du plaisir dans le filet mouvant des traits encore mal dessinés de la figure

« Ferraille »

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Mar 22 Fév - 15:57

A quelques mots près le texte ci-dessus est le texte dit par Reverdy lors de cette séance d'enregistrement. Il est possible de consulter dit dans le livre de Y. Séité


Malgré l'extrème préparation de la séance par Panassié, malgré de "multiples beautés de détails et une tenue très haute de l'ensemble" ce fut l'échec, le bide... de cette étrange rencontre. Voilà. Il faudra attendre la jazz poety... Kérouac.

Il aimait particulièrement Dear Old Southland interptété par Louis Armstrong et demandait souvent à l'entendre: confidence étonnante de Panassié à propos de Reverdy.

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Mar 22 Fév - 19:28

On peut lire d’Hugues Panassié : « Monsieur Jazz » chez Stock 1975
« La bataille du jazz »
« Douze Années de Jazz »

Il rend également un bel hommage à Reverdy dans la livre que le « Mercure de France » consacre au poète en 1962 :
Ce qui frappe et pénètre dans la poésie de Pierre Reverdy, c’est le rejet de tout mot ou image insolites susceptibles d’aguicher l’esprit, de solliciter l’attention sur un point particulier… » page 143 et 144

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Sam 12 Mar - 13:46

André Salmon et « La Négresse du Sacré-Cœur ».

Histoire dans le Montmartre des années 1914 de Médéric Bouthor recherchant une « négresse », Cora, dont la seule voix l’a rendu amoureux.
De l’amour noir à l’amour fou.
Selon Y. Séité c’est le pouvoir érotique de la voix noire qui fait ici son entrée dans la littérature française.

« Chante, Cora, chante pour moi…tu sais, cette chanson… »


Gallimard, 25/05/2009 « blanche » 320 p ISBN : 9782070125869


Présentation de l'éditeur
« Quand La Négresse du Sacré-Cœur a paru, en 1920, aux Éditions Gallimard, le public y a vu un roman montmartrois où se croisent des personnages venus de la pègre, du petit peuple de la Butte et des ateliers d’artistes. Tout ce joli monde entoure Cora, la belle mulâtresse, promue esclave-maîtresse de Médéric Bouthor, le planteur de Montmartre, collectionneur d’idoles zapotèques, qui se vante de faire pousser des aloès, des lataniers et des baobabs sur un terrain pelé du maquis et de récolter le caoutchouc, le poivre et la canne à sucre. Dans ce livre qui tient à la fois du récit-promenade, de l’album d’images et du kaléidoscope, l’intrigue se noue lorsque le beau Mumu, jeune marlou favori de ces dames, devient l’enjeu d’une drame passionnel. Étrange intrigue, qui se dénoue en trois temps : mort d’une gamine de treize ans, Léontine, qui se serait jetée dans une carrière du haut de la rue Berthe, meurtre de Mumu, saigné d’un coup de couteau par un tueur à gages anonyme, émancipation de la négresse par le planteur, au terme d’une cérémonie parodique d’abolition de l’esclavage...
Aujourd’hui, La Négresse du Sacré-Cœur est un roman à clé. Salmon lui-même n’a pas caché qu’il jouait à la fois le r^le du narrateur dans un récit écrit à la première personne, achevé aprè sla guerre de 1914, et celui du jeune poète, Florimond Daubelkle, personnage dans une fiction datée de 1907, ami de Sorgue (Picasso), de Septime Febur (Max Jacob) et d’O’Brien (Pierre Mac Orlan). Il s’en est expliqué plusieurs fois, en particulier dans ses Souvenirs sans fin, et dans un long texte inédit, "Véritable clé d’un domaine imaginaire", qu’on trouvera ici. » Jacqueline Gojard


En 1920 André Malraux consacra à ce livre un article critique, article que l'on peut lire dans le tome 6 de ses oeuvres en Pléiade. " La dernière fois que j'ai ouvert La Négresse du Sacré-Coeur, il est sorti tout un essaim de danseuses qui ont éxécuté leurs entrechats sur des pointes de pal et, à la fin, se sont épanouies en de grosses roses". "Le royaume farfelu" n'est pas loin

A propos, connaissez-vous le "Poème lu au mariage d'André Salmon" par Guillaume Apollinaire et que l'on trouve dans "Alcools".

Le 13 juillet 1909.

En voyant des drapeaux ce matin je ne me suis pas dit
Voilà les riches vêtements des pauvres
Ni la pudeur démocratique veut me voiler sa douleur
Ni la liberté en honneur fait qu'on imite maintenant
Les feuilles ô liberté végétale ô seule liberté terrestre
Ni les maisons flambent parce qu'on partira pour ne plus revenir
Ni ces mains agitées travailleront demain pour nous tous
Ni même on a pendu ceux qui ne savaient pas profiter de la vie
Ni même on renouvelle le monde en reprenant la Bastille
Je sais que seul le renouvellent ceux qui sont fondés en poésie
On a pavoisé Paris parce que mon ami André Salmon s'y marie



Nous nous sommes rencontrés dans un caveau maudit
Au temps de notre jeunesse
Fumant tous deux et mal vêtus attendant l'aube
Épris épris des même paroles dont il faudra changer le sens
Trompés trompés pauvres petits et ne sachant pas encore rire
La table et les deux verres devinrent un mourant qui nous jeta le dernier regard d'Orphée
Les verres tombèrent se brisèrent
Et nous apprîmes à rire
Nous partîmes alors pèlerins de la perdition
A travers les rues à travers les contrées à travers la raison
Je le revis au bord du fleuve sur lequel flottait Ophélie
Qui blanche flotte encore entre les nénuphars
Il s'en allait au milieu des Hamlets blafards
Sur la flûte jouant les airs de la folie
Je le revis près d'un moujik mourant compter les béatitudes
Je le revis faisant ceci ou cela en l'honneur des mêmes paroles
Qui changent la face des enfants et je dis toutes ces choses
Souvenir et Avenir parce que mon ami André Salmon se marie


Réjouissons-nous non pas parce que notre amitié a été le fleuve qui nous a fertilisés
Terrains riverains dont l'abondance est la nourriture que tous espèrent
Ni parce que nos verres nous jettent encore une fois le regard d'Orphée mourant
Ni parce que nous avons tant grandi que beaucoup pourraient confondre nos yeux et les étoiles
Ni parce que les drapeaux claquent aux fenêtre des citoyens qui sont contents depuis cent ans d'avoir la vie et de menues choses à défendre
Ni parce que fondés en poésie nous avons des droits sur les paroles qui forment et défont l'Univers
Ni parce que nous pouvons pleurer sans ridicule et que nous savons rire
Ni parce que nous fumons et buvons comme autrefois
Réjouissons-nous parce que directeur du feu et des poètes
L'amour qui emplit ainsi que la lumière
Tout le solide espace entre les étoiles et les planètes
L'amour veut qu'aujourd'hui mon ami André Salmon se marie



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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Lun 14 Mar - 20:39

Sur les traces d’Emmet Ray
Alain Gerber, "Je te verrai dans mes rêves", Fayard, 2011


On se souvient du film de Woody Allen "Accords et désaccords", dans lequel Sean Penn incarne un jazzman hors du commun, le génial guitariste Emmet Ray, que personne ne peut se targuer d’avoir vu, entendu, rencontré, puisque la réalité ne daigne pas le faire apparaître sous ses propres traits.

Pourtant, Alain Gerber nous raconte comment il s’est acharné à le chercher jusqu’à ce qu’il en retrouve la trace. Après une entrevue vénitienne avec Woody Allen lui-même, il mène l’enquête, au risque de se fourvoyer, à partir d’une mystérieuse cassette et du témoignage d’un étrange personnage, Jean-Charles Gracieux, digne (comme le pavillon où il habite) des meilleurs contes fantastiques. C’est ainsi que l’on parvient à côtoyer cet Emmet Ray, « né Amintore Repeto », à la fois fasciné et effrayé par Django Reinhardt dont il est présenté comme le rival, bien qu’il se soit produit dans des lieux suffisamment discrets pour que le souvenir de sa virtuosité se soit effacé des mémoires les plus fiables… C’est ainsi que l’on voyage avec Alain Gerber entre la France et l’Amérique, entre le passé et le présent, jusqu’à la modeste bourgade de Bottleneck (ce nom désigne, faut-il le préciser, le tube métallique qui permet de jouer en « slide » sur les cordes de la guitare), où nous passons un long moment avec Lorette racontant son déconcertant compagnon, ses heures flamboyantes et son entrée dans l’ombre, son glissando de fin… C’est ainsi que l’on assiste, aux côtés d’Emmet, à des scènes d’anthologie, telle cette rencontre, au comptoir d’un établissement new-yorkais, entre Marcel Cerdan, Django Reinhardt et Igor Stravinski – excusez du peu !

« Longtemps, l’histoire du jazz s’est appuyée sur la tradition orale, ce qui n’a pas toujours permis de distinguer les événements des rumeurs, la réalité et le mythe ». Tandis que certains auteurs ne peuvent écrire qu’en vampirisant l’intimité de personnes réelles, au risque de la mort, Alain Gerber, qui a, lui, redonné l’épaisseur de l’existence à des musiciens devenus légendes (Charlie Parker, Chet Baker, Billie Holiday, Louis Armstrong, Paul Desmond, Frank Sinatra, Miles Davis, Django Reinhardt…), insuffle ici la vie à des êtres de papier ou de pellicule. Je te verrai dans mes rêves est le récit d’une rencontre pleine de vérité : celle d’un écrivain épris de jazz et d’un être essentiellement musical grâce auquel est tenue la promesse du titre.

Jean-Pierre Longre

www.fayard.fr

http://www.youtube.com/watch?v=oMFx7rn7PhQ



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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Mar 29 Mar - 11:32

Selon André Salmon, dans son livre de souvenirs "Montparnasse" ( page 206), Jean Cocteau, surnommé "le Parmentier du jazz-band" (!!! !!!!) était devenu dans les années 1920 un as de la batterie de jazz. "L'Ariel des salons" ne doutait de rien si ce n'est de lui et encore.

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Mar 29 Mar - 15:33

« … ah, ces boeufs interminables, une fois que les musiciens ont posé leur grille d’accords! Le plaisir qu’ils en retirent ! l’ennui qui s’en dégage !... »

Lettre du 1er mars 2008 de Michel Houellebec à Bernard –Henri Levy dans « Ennemis publics », à propos du style de Céline.

"…C’est l’âge aussi qui vient peut-être, le traître, et nous menace du pire. On n’a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie, voilà. Toute la jeunesse est allée mourir déjà au bout du monde dans le silence de vérité… « Le Voyage… »

Chacun reconnaîtra les siens.

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Ven 8 Avr - 18:04

Michel Leiris.

"Le jazz a été pour moi très important"

cité par Y. Séité dans son livre "Le jazz à la lettre".

"Langage tangage ou ce que les mots me disenr"

"Jazz-jase en zigzag"

à suivre...[b]


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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Ven 8 Avr - 18:40

Nouveau en librairie:

"Vita Nova Jazz" de Enzo Cormann aux éditions Gallimard.

Présentation de l'éditeur

Vingt ans après sa création, le saxophoniste Jim Erris est invité à ressusciter le Vita Nova Jazz Ensemble, avec lequel il a joué durant une décennie sur les scènes du monde entier, et qu’il a dû dissoudre après sa condamnation pour violences conjugales.

La perspective de ce concert anniversaire ramène Jim aux heures les plus troubles de son existence, et l’engage à composer au fil des jours une longue lettre-confession adressée à sa victime : « Besoin irrépressible de mettre en mots ce morceau de musique en up tempo auquel s’est mise à ressembler mon existence – musique trouée de vide. Et, quelle qu’en soit la raison, il m’est impossible d’écrire le moindre mot qui ne te soit adressé. »

Comme un solo, qui détricoterait une histoire d’amour et qui raconterait l’histoire de la musique. Sound and fury and night and silence. L’amour de la musique, la musique de l’amour. La sérénade, puis l’hymne, puis la tragédie, puis le chaos, puis le désert, la disparition de Béatrice et l’écriture de Vita Nova.

Après Le testament de Vénus (2006) et Surfaces sensibles (2007) publiés aux Éditions Gallimard, Vita Nova Jazz conclut le triptyque romanesque « Artisans cosmiques », tissé de trajectoires singulières d’artistes.

Écrivain, dramaturge, musicien de jazz, Enzo Cormann est né en 1953. Il vit en Isère et travaille à Lyon, où il est professeur à l’ENSSAT (École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre). Auteur d’une trentaine de pièces (notamment Mingus, Cuernavaca, Cairn, La Révolte des anges…), il est traduit et joué dans de nombreux pays. Il a déjà publié aux éditions Gallimard un premier roman, Le testament de Vénus (collection blanche, 2006) suivi de Surfaces sensibles (collection blanche, 2007).

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Dim 17 Avr - 16:54

"Love for sale" est souvent évoqué par Michel Leiris, il dit le fredonner sans doute avec une certaine nostalgie en arrivant aux pays des "Dogon" lors de la mission Dakar-Djibouti en 1931.

(A propos des Dogon voir l'exposition qui se tient actuellement au Musée des Arts premiers, quai Branly à Paris.)

"Des airs comme "all alone", "Sweet Créola" ou "Lady be good" ont eu une influence extraordinaire, aussi grande peut-être que n'importe quelle lecture ou événement d'importance décisive. Aucune musique ne me semble avoir à ce point la complexion de la chair vivante.


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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Dim 17 Avr - 16:57

Ouverte à partir du 5 avril 2011 au Musée du Quai Branly, l’exposition Dogon présente 330 oeuvres exceptionnelles rassemblées pour la première fois et issues de collections du monde entier. Elle dresse un panorama chronologique de l’art dogon du VIIIe siècle à aujourd’hui, témoignant de la richesse de sa diversité stylistique, depuis les premiers contacts avec les Tellem jusqu’au développement du goût européen pour les masques et la statuaire au XXe siècle.

L’exposition de Paris montre l’impact des flux migratoires et des contacts successifs des Dogon avec les autres peuples de la région sur la culture et sur l’art dogon.

Dogon
Du 5 avril au 24 juillet 2011
Musée du Quai Branly

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Dim 17 Avr - 18:14

Michel Leiris dans "Biffures" évoque "Some of These Days qu'un haut-parleur diffuse sur le "Cairo City" lors de l'appareillage de ce paquebot qui m'emmenait en Grèce à la veille de la dernière guerre".
Comment, ici, ne pas penser à Sartre et "la Nausée" (voir précédemment).

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Jeu 21 Avr - 18:08


Patricia Barber


Jazz


Patricia Barber (Piano,Voix)
Larry Kohut (Basse)
Eric Montzka (Batterie)
Neal Alger (Guitare)

Le jazz vocal existait avant Patricia Barber. On a beau le savoir, on aurait presque du mal à le croire. Une voix grave, des climats envoûtants, des rythmes comme surgis des entrailles de la terre... Patricia Barber compte au nombre de ces très rares musiciens de jazz qui parviennent à allier sophistication artistique et reconnaissance de la critique. Brillante pianiste, douée d'un sens mélodique pointu, elle s'est constituée un public fidèle.

Patricia Barber, née en 1955 à Lisle dans l'Illinois, est la fille du saxophoniste Floyd Shin Barber, musicien de Glenn Miller notamment, qui décède alors qu'elle n'a que neuf ans. Elle poursuit ses études musicales malgré les réticences de sa mère. Diplômée de psychologie et de piano classique, elle obtient un master en pédagogie jazz et se voue ainsi à une carrière de musicienne.

A partir de 1984, Patricia Barber joue et chante régulièrement au Chicago's Gold Star Sardine Bar et fidélise peu à peu son public. Elle produit son premier album, Split (1989), qui sort la même année que sa première prestation lors du North Sea Jazz Festival en Europe.

Son deuxième album très avant-gardiste, A Distortion of Love (1992), attire l'attention. Entourée du batteur Adam Nussbaum, du guitariste Wolfgang Muthspiel et du bassiste Marc Johnson, elle revisite des standards comme « My Girl » ou « Summertime », et offre également ses propres compositions instrumentales.

Bien accueilli, ce disque lui permet de signer avec le label Premonition Records, chez qui elle sort l'album suivant, Café Blue (1994), enregistré avec le batteur Mark Walker, le bassiste Michael Arnopol et le guitariste John McLean. En plus de standards, Patricia Barber propose ses propres compositions. Elle puise notamment son inspiration chez la poétesse Maya Angelou pour le titre « Mourning Grace » ou la romancière Virginia Woolf pour « Wood Is a Pleasant Thing to Think About ».

Patricia Barber s'entoure des mêmes musiciens et de Dave Douglas à la trompette pour réaliser Modern Cool (1998). Cet album est complété par la sortie suivante d'un live au Green Mill de Chicago, Companion (1999), avec John McLean à la guitare, Michael Arnopol à la basse, Eric Montzka à la batterie, Ruben Alvarez aux percussions et Jason Narducy au chant.

La chanteuse consacre entièrement son disque suivant, Night Club (2000), à des standards, entourée d'Adam Cruz à la batterie, de Marc Johnson à la basse et de Charlie Hunter à la guitare. Patricia Barber rend ensuite hommage, avec Verse (2002), à des compositeurs comme George Gershwin, Cole Porter ou Joni Mitchell. Elle réalise ensuite un second enregistrement en public intitulé Live : A Fortnight in France (2004).

Le disque Mythologies (2006) est un album d'envergure où Patricia Barber présente onze compositions originales inspirées du poème épique les Métamorphoses d'Ovide. Elle rend ensuite hommage à Cole Porter, avec The Cole Porter Mix (2008), où elle inclut trois nouvelles compositions écrites dans le style de Porter.

D'une voix sensuelle et raffinée, Patricia Barber a l'art de s'approprier les standards. Ses arrangements musicalement audacieux sont telles ses propres compositions : rehaussés de ses talents de compositrice inventive et inspirée.
(Sophie Lespiaux)

http://www.patriciabarber.com
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patricia_Barber
http://www.myspace.com/patriciabarber

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Jeu 28 Avr - 12:46

Autobiographie du jazz
accompagnée de plus de cent cinquante solistes

Auteur : Jacques Réda

Résumé

Une anthologie des musiciens de jazz, des plus grandes figures (Armstrong, Ellington, Parker, Coltrane, etc.) aux personnages moins connus mais qui ont contribué eux aussi à l'histoire du genre. Les musiciens sont présentés dans l'ordre de leur date de naissance, tous styles confondus (du ragtime au free jazz).



Quatrième de couverture

Autobiographie du jazz Quand on considère le jazz comme un seul être musical à travers les diverses phases de son existence, il est tentant de le laisser s'exprimer et de recueillir les propos qu'il aurait pu tenir lui-même. Les trente premières pages de cette « autobiographie » en livrent le principal... Mais un parti plus objectif a prévalu dans les trois cents suivantes. Des origines à certains de ses aspects les plus récents, on y trouvera un tableau de cette vie exceptionnellement animée dans les portraits de ses plus grands ou de ses plus secrets acteurs. Présentés dans l'ordre chronologique, ils sont accompagnés d'éléments discographiques essentiels, et constituent un vademecum appréciable pour le néophyte et l'amateur chevronné qui ne détestent pas non plus la lecture...

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Jeu 28 Avr - 16:18

Jacques Réda.
Amoureux du jazzChroniqueur à « Jazz Magazine » auteur de « L’improviste, une lecture du jazz »…

amoureux de la littérature
Rédacteur en chef, plusieurs années, de la « Nouvelle Revue Française » ( voir l’expo à la BNF, actuellement, « 1911-2011 Gallimard un siècle d’édition », auteur de « L’Herbe des talus », de « Aller aux mirabelles »…

Et de la petite vitesse celle de la marche à pied, du vélo, du Solex, voire du bus ou du train de banlieue ce qui lui permet, par exemple, aux feux de l’avenue Suffren à Paris, de rester bloquer au rouge, transportant dans une grosse boîte qu’un sandau arrime derrière sa selle des disques rares et couteux de Sonny Clarke ou d’Eddie Costa, d’entendre un voisin livreur lui confier « nous ne sommes que de passage et pour très peu de temps sur terre ». Voilà bien des réflexions d’embouteillages !!! page 59 « Les Ruines de Paris » Poésie/Gallimard.

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Dim 8 Mai - 15:53

Philippe Sollers « Trésor d’amour »

Un peu de blues, en passant, à Venise. Après l’évocation des relations entre Matilde et Stendhal, Stendhal est le centre du livre, Minna et le narrateur, ici Sollers, vont « s’enivrer calmement sur le ponton du Linea d’ombra, où par chance, il n’y a presque personne. La musique diffuse en sourdine un vieil air lent de Sarah Vaughan ».
Pourquoi Sarah Vaughan ?

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Lun 9 Mai - 19:55

Le grand orchestre
de Jacques Réda



15.68 €
au lieu de 16.51 €
Economisez 5%






Délai d'expédition : 2/3 jours.
Livraison 3.02 € (gratuite à partir de 30 €)
Paiement sécurisé par le Crédit mutuel


Gallimard, 06/05/2011 - 136 p - ISBN 9782070133963

Jacques Réda " Le grand orchestre"

Présentation de l'éditeur

« Alors je suis retourné chez Duke, et ça s’est aussi bien passé que lorsque Hodges et Cootie ont reparu après quatre ou vingt ans d’escapades. Duke était un vrai grand seigneur. Il n’a jamais eu de domestiques : ses musiciens devenaient ses pairs. Sans fortune, il payait de sa poche la location des studios où, en plus de toutes ses tâches, l’orchestre jouait pour lui. Et ils n’étaient plus à chaque fois qu’un seul amoureux qui fait resurgir sa Béatrice. Ma place était chez eux.

Maintenant que je me trouve de nouveau seul dans la coulisse avec mon trombone élégiaque et le programme inutile de mes souvenirs, je n’attends plus que la mienne réapparaisse, puisque c’est moi qui serai parti. Je ne connais plus que l’attente motrice qui est le fondement du rythme, et j’écoute l’orchestre qui redémarre après quelques drus, hardis accords du piano. » Jacques Réda.

sisyphe

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Jeu 19 Mai - 11:58

"Dans le chant grégorien, quel moine tient la batterie?"
Question toujours sans réponse depuis qu'elle fut posée par Woody Allen.

sisyphe

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Mar 31 Mai - 14:32

Autobiographie du jazz de Jacques Réda

Lu dans lz "Magazine littéraire " de ce mois de juin

30/05/2011 | Critique | Fiction

Parler de musique n’est jamais chose aisée. Et la difficulté est sans doute plus grande encore quand il s’agit du jazz – genre mouvant, agité, vagabond. Deux Français s’y essaient. L’un, Jacques Réda, est poète, éditeur et chroniqueur de jazz ; l’autre, Enzo Cormann, écrivain et homme de théâtre. Le premier publie un vaste panorama (Autobiographie du jazz) ainsi qu’un texte plus intime (Le Grand Orchestre), le second a quant à lui choisi la forme romanesque (Vita Nova Jazz).


Pour le lecteur novice, l’Autobiographie du jazz offre une parfaite introduction. Conçu comme un recueil de portraits des plus grands acteurs de l’histoire du jazz, le volume fait défiler des noms légendaires tels que Django Reinhardt, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Charlie Parker, Charles Mingus, Miles Davis, John Coltrane, Ray Charles... D’autres figures plus discrètes aussi, à la clarinette, au saxophone, au piano. Des musiciens fourmis, dont on découvre l’importance secrète. En retraçant leurs parcours, Jacques Réda les sort de l’ombre et les place à l’avant-scène. De cette manière, il dessine une histoire proprement collective, plurielle, composant, au fil de ce vade-mecum, un big band foisonnant, où chaque instrument existe pour lui en même temps qu’il participe d’un tout. Plus qu’une succession d’artistes épars oeuvrant dans une même direction, c’est alors une unité qui émerge de l’ensemble : «un être», écrit Réda, «un seul être», je.

On comprend ici le titre, et cette idée d’«autobiographie» – le jazz comme individu, prêt à raconter toutes les phases de son existence, depuis l’enfance jusqu’à l’âge avancé qui est aujourd’hui le sien. Son récit, qui occupe les vingt premières pages du livre, commence comme il convient : «Vous vous demandez probablement où et quand je suis né, mais je n’en sais rien moi-même.» Il (le jazz) se revoit ensuite, jeune encore, accompagnant les corvées dans les champs de coton. Puis, adolescent, débarquant à La Nouvelle-Orléans, son blues en bagage. Il joue dans les rues, avant d’investir les bars enfumés. Le succès venant, son nom s’affiche bientôt en lettres lumineuses. «Il y avait désormais partout des gens capables de savoir et de dire où, quand et comment le gars Jazz se manifestait en personne. En personne à travers des milliers d’autres qui, en effet, me ressemblaient et pour qui mes leçons restaient claires et vivantes.» Parmi ses disciples, un certain Duke Ellington, pianiste, compositeur, chef d’orchestre.

Jacques Réda voit en Duke Ellington un des «deux piliers» du mouvement, «pour sa réalisation orchestrale» (l’autre étant Louis Armstrong, «pour le champ de l’improvisation»). Le Grand Orchestre , complément personnel à l’entreprise plus objective de l’ Autobiographie, lui est tout entier consacré. On y apprend comment le jazz, en la personne d’Ellington, est entré dans la vie du jeune Réda. C’était un dimanche de printemps, en 1947. L’oreille collée contre le haut-parleur d’un phonographe, il entend le «chant inouï». Adelaide Hall est au micro ; à ses côtés, l’orchestre de Duke. Partant de ce saisissement premier, le poète raconte, sur plus d’un demi-siècle, la trajectoire du «grand orchestre». Les concerts, les voyages, les succès ; les musiciens qui passent, ceux qui restent. Son regard est moins celui de l’érudit que du passionné. Et si les références abondent, elles n’excluent pas le néophyte, qui toujours peut se raccrocher aux simples branches du discours d’émotion. Car Réda s’attache en premier lieu à transcrire du son, du mouvement, de la vie. On l’aura compris, Le Grand Orchestre ne se veut «en aucune manière une biographie de Duke Ellington ni une étude historique ou musicologique de son oeuvre». Les deux livres comprennent ainsi un monceau d’éléments discographiques, qui permettent au lecteur d’aller écouter et, par lui-même, de ressentir les rythmes, hors les marges. C’est là la seule façon d’aborder le jazz : en l’éprouvant.

Le constat est le même pour Jim Erris, personnage central et désaxé de Vita Nova Jazz d’Enzo Cormann, dernier volet du triptyque romanesque «Artisans cosmiques», tissé de trajectoires singulières d’artistes. Selon Jim, la musique doit se vivre, rien d’autre. «La musique est la musique, dit-il. La musique joue, la musique donne matière à entendre (pas à penser).» La soixantaine abîmée, fumeur, buveur, l’homme a connu la gloire durant vingt-cinq ans, du temps du Vita Nova Jazz, orchestre dont il était le souffle (au saxophone) et la tête pensante. Mais, depuis dix ans, plus rien : le groupe s’est dissous après la condamnation de Jim pour violences conjugales. Invité à ressusciter l’ensemble à l’occasion d’un concert anniversaire, il rédige une longue lettre confession adressée à sa victime. Ou plutôt qu’une lettre, un solo. «Solo for B.» B. comme Babeth, Elisabeth. De cette histoire d’amour à rebours, il fait une histoire de la musique. Syncopée ou uptempo, elle apparaît en reflet vivant de cette «forme indocile, irrégulière par excellence» qu’est le jazz.

Là où Réda conserve un certain classicisme formel, Cormann s’accorde au rythme de son sujet. On ne s’étonnera pas de son statut de jazz poet . Depuis 1991, il forme avec Jean-Marc Padovani un compagnonnage artistique, La Grande Ritournelle, qui a vu naître une vingtaine d’ouvrages et quelques enregistrements, le tout autoédité. Sur son site (cormann.net), il est question de « l’extrême précarité de l’édition jazzistique européenne contemporaine ». Dès l’avant-propos à l’Autobiographie, Réda évoque lui aussi l’« avenir à mesure de plus en plus incertain » du jazz, avant de le faire parler en très vieux monsieur : «Est-ce qu’on va se décider à me laisser mourir en paix ?», demande-t-il. La réponse, celle du poète, est peut-être à chercher dans les dernières notes du Grand Orchestre : «Ainsi je plane, et je danse enfin avec toi, car ce cercle est celui d’une vie sans fin.»


Par Thomas Stélandre

Crédit photo : © Duke Ellington et Franck Sinatra en 1967 ©Photo: Gab Archive/Getty Images

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Mar 31 Mai - 19:00

dans le livre de Jean-Marie Rouart " La noblesse des vaincus":
Jean Cocteau: Un clavecin à l'époque du jazz
Retroussons nos manches. Erreur d'époque et d'instrument.

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Ven 10 Juin - 19:54

"L'écriture ou la vie" ??????????? une pensée pour Jorge Semprun en écoutant Louis Armstrong interpréter " On the sunny side of the street".

"Adieu, vive clarté, de nos étés trop courts!"

Relire le chapitre 5 de "L'écriture et la vie": La trompette de Louis Armstrong".


Et pourquoi pas René Char dont « Seuls demeurent » tient une place dans le livre de J. Semprun
« Beauté, je me porte à ta rencontre dans la solitude du froid. Ta lampe est rose, le vent brille. Le seuil du soir se creuse. »

« J’ai pesé de tout mon désir
Sur la beauté matinale
Pour qu’elle éclate et se sauve.

L’ont suivie l’alcool sans rois mages
Le battement de ton triangle,
La main-d’œuvre de tes yeux
Et le gravier debout sur l’algue.

Un parfum d’insolation
Protège ce qui va éclore. »

http://www.deezer.com/listen-5000504

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