Jazz et Littérature

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Jeu 7 Juil - 17:09

"...Bon, alors pourquoi la vie vaut-elle la peine d'être vécue? ça, c'est une bonne question.

Bon, certaines choses font que...je crois qu'elle vaut la peine d'être vécue. Lesquelles? Allons-y, pour moi, je commencerais par Groucho Marx, une chose prmi d'autres... et Willie Mays le joueur de base-ball, et le second mouvement de la Symphonie Jupiter, et ... Louis Armstrong dans l'enregistrement de Potato head Blues... les films suédois, cela va de soi, l'Education sentimentale de Flaubert... Marlon Brando, Frank Sinatra... ces époustouflantes pommes et poires de Cézanne... le crabe chez Sam Wo's... le visage de Tracey..."

Woody Allen dans Manhattan ( extrait du Petit woody Allen illustré aux éditions Plon)

http://www.deezer.com/listen-256867

et Woody Allen à la clarinette?????

"... Je ne dis pas que Dieu n'existe pas, mais je ne pense pas qu'Il existe. S'Il existe, Il est comme les concierges: dans l'escalier... La seule vraie question, c'est de savoir s'il y a une vie après la mort. Et y écoute-t-on du jazz?"...

Dieu ne jouerait pas aux dés avec l'univers comme le prétend Einstein mais à cache-cache. Qu'on se le dise...

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Sam 16 Juil - 12:49


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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Lun 1 Aoû - 11:18


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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Lun 1 Aoû - 17:11

[size=24][b]« A défaut de génie » François Nourissier[/b

Village Vanguard


« A l’hôtel Stanhope, sur la 5me Avenue, le bar-salon de thé où vont reprendre des forces les visiteurs du Metropolitain, situé juste en face, a pour nom le « Nica ». Qui sait encore qu’on appelait Nica la baronne Koenigswarter, née Pannonica Rothschild…
Nica avait la passion du jazz et des jazzmen. Elle recueillit Charlie Parker dans sa suite du Stanhope à l’époque où le saxophoniste était perdu d’alcool et de drogues. « The Bird » finit par mourir au Stanhope, ce qui déclencha un scandale. Répudiée par le baron, Nica trouva un autre musicien à la dérive, Thelonius Monk, sans doutes le plus grand des pianistes de blues. C’est lui qu’en 1964, Cécile et moi, nous allions écouter au Village Vanguard…
… Il jouait avec concentration, sans fioritures ni numéros de charme, remplaçant souvent son invraisemblable galurin par un autre, et encore un autre. Ses longs doigts presque bleus étaient si spatulés que de profil, on eût dit ses mains placées plus bas que les touches du clavier. Elles avaient une force, ces mains, contenue, et qui paraissaient contenir le rythme du blues qu’elles exprimaient sans nulle comédie »musicale ». C’était le jazz ou le be-bop ou le blues les plus purs que j’aie jamais entendu ou vu jouer. Comme toutes les foids que j’ai adhéré immédiatement à une musique, j’étais immergé en elle, dissous en elle, ne parlant plus, n’ayant d’œil que pour les longues mains bleues… »

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Mer 3 Aoû - 18:09

Suite... un peu de régionaliste.
C'est la baronne Koenigswarter, Pannonica, qui a donné son nom à une salle de spectacles dédiée au jazz et aux musiques improvisées, à Nantes dans le quartier de Talensac.



http://www.pannonica.com/

http://www.evene.fr/livres/livre/pannonica-de-koenigswarter-les-musiciens-de-jazz-et-leurs-trois--25076.php


Dernière édition par sisyphe le Sam 17 Sep - 18:14, édité 1 fois

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Message  sisyphe le Sam 17 Sep - 12:21

Holly Golightly avec Rusty Trawler, Mag Wildwood et José Ibarra-Jaegar. Ne les cherchez pas dans une histoire ou un dictionnaire de Jazz. "En tant que quatuor ils émettaient des sons discordants. La faute principale en incombait à José Ibarra-Jaegar, aussi peu à sa place en leur compagnie qu'un violon dans un jazz." Qu'aurait pensé un Stéphane Grappelli de cette comparaison de Truman Capote à la page 63 (Folio) de "Petit déjeuner chez Tiffany"?
Sur "violon" consulter "Dictionnaire du Jazz" dans la collection Bouquins.

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Lun 10 Oct - 12:20

Petite question: Connaissez-vous le musicien de jazz qui mit neuf ans pour écrire le premier chapitre d'un livre aubiographique ayant pour titre" Combien êtes-vous dans un quartette"?

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Message  sisyphe le Lun 10 Oct - 18:09

Je suis le saxophoniste dans le quartet de Dave Brubeck, auquel je me suis joint après la guerre de Crimée. Vous pouvez facilement me reconnaître, parce que, lorsque je ne joue pas, ce qui se produit étonnamment souvent, je reste appuyé contre le piano.

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Message  sisyphe le Mer 12 Oct - 10:31

De plus son breuvage favori reste le scotch Dewar's... ce qui d'ailleurs ne l'aide pas à trouver mes lunettes.
"il composait des airs pour qu'on ait - prétendait-il - l'impression de voir Audrey Hepburn pénétrer dans la pièce"

Cool...cool... Paul Desmond.

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Ven 21 Oct - 14:59




Chet Baker pense à son art

01/11/2011 | Recherche | Magazine Littéraire n°513 | Article payant



Appel à tous les écrivains, potentiels, débutants ou confirmés : si vous voulez savoir où en est la littérature et s'il est possible de la renouveler, lisez Chet Baker pense à son art d'Enrique Vila-Matas. Vous n'y trouverez pas de marche à suivre, aucune théorie, aucun eurêka, aucun moyen d'échapper à l'échec ; plutôt de précieuses mises au point, de féconds tâtonnements, des contradictions non résolues mais révélatrices, des pistes suggérées qui peuvent ne mener nulle part comme elles peuvent déboucher sur la littérature du futur (si toutefois le futur daigne accorder une place à la littérature). Et vous y apprendrez que, si une nouvelle révolution littéraire est envisageable, elle se fera, contrairement à celles qui l'ont précédée, sans fracas, sans manifeste, sans scandale, en douceur, secrètement, au risque de passer inaperçue.
Ni roman, ni autobiographie, ni essai de critique littéraire, le livre est qualifié par Vila-Matas de « fiction critique ». L'auteur s'est retiré dans une chambre d'hôtel, à Turin, là même où Xavier de Maistre a écrit Voyage autour de ma chambre. Il écoute diverses versions de la chanson « Bela Lugosi's Dead », avoue que son travail consiste à être « quelqu'un qui se fait passer pour un critique », répète que, s'il était un narrateur, il serait un « narrateur inquiet », cherchant...

...Mais que vient faire dans tout cela Chet Baker. On laissera au lecteur le soin de le découvrir...

Philippe Rolland

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Lun 28 Nov - 12:17

Avec J.-P. Manchette

Tous les privés n’aiment pas le jazz. Tarpon, un des inspecteurs de J.-P. Manchette est de ceux-là, et l’apparente plutôt à du tintamarre. Dans « Que d’os » (carré noir n° 487)) qui en écoute avec son tourne-disques, une installation quadriphonique où elle aime poser des disques de Chick Corea (pages 64-69) et de Cécil Taylor (page195).
Dans le film « Pour la peau d’un flic » largement inspiré de ce roman, Alain Delon,lui, a choisi une musique d’Oscar Benton, « Bensonhurst blues », et de Sydney Bechet.
« Toujours aussi plouc, Tarpon. On vous file du Marion Brown au réveil et vous vous plaignez. »



http://www.deezer.com/fr/index.php#/music/chick-corea/piano-solo-507099

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Lun 12 Déc - 20:34

"A quoi bon fréquenter Platon, quand un saxophone peut aussi bien nous faire entrevoir un autre monde". Cioran dans "Syllogismes de l'amertume".
Cioran dont les ouvrages rédigés et publiés en langue française viennent de paraître chez Gallimard dans la collection de la Pléiade.

"...Est perdu celui qui n'a plus de larmes pour la musique, qui ne vit encore que du souvenir de celles qu'il a versées..."

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Sam 7 Jan - 13:32

"Un jour que j'assistais à un colloque à San Francisco à la fin des années soixante, je suis allé à un concert de rock à Fillmore West, juste par curiosité ( le jazz moderne était mon genre de musique syncopée favori, Brubeck, les MJQ, Chico Hamilton, Miles Davis) et parce qu'un autre type m'a dit que c'était un endroit célèbre et qu'il y allait, je suis allé avec lu. Je ne me souviens pas du nom du groupe, mais la sono était si forte que c'était dur à supporter..." p.32 Voilà comment on est amené chez l'ORL pour un audiogramme.... comme le héros, un professeur de linguistique nommé Desmond, du livre de David Lodge, "La vie en sourdine".

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Mar 17 Jan - 13:30

" A Venise, pendant le carnaval, un Mexicain déguisé en Moctezuma rencontre Vivaldi. Puis Scarlatti et Häendel se jougnent à eux pour visiter un couvent de nonnes musiciennes et pour aller prendre un petit déjeuner sur la tombe d'Igor Stravinsky. Car les chronologies s'enchevêtrent dans ce merveilleux concert baroque où la musique, forme sublimée du temps ,mène récit.
Si Vivaldi avait pris la plume, il n'aurait pas écrit autrement ce Concert baroque."
Voilà comment présente la quatrième de couverture le n° 1020 de la collection "Folio" le livre d'Alejo Carpentier "Concert baroque"

"Mais à présent tous les instruments éclataient à la fois, derrière la trompette de Louis Armstrong, en un énergisue strike up aux éblouissantes variations sur le thème de I Can't Give You Anything But Love, Baby- nouveau concert baroque auquel un prodige inattendu vinrent se mêler, tombant d'une lucarne, les heures que sonnaient les Maures de la Tour de L'Horloge."

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Sam 21 Jan - 14:53

Un peu de littérature... dite de jeunesse:

www.ricochet-jeunes.org/themes/theme/553-jazz

On peut ajouter à cette petite liste:
"Bama et le blues" écrit par Leigh Sauerwein et illustré par Emily Walcker chez Gallimard jeunesse ( le livre est accompagné d'un CD..
Toujours chez Gallimard "Little Lou" de jean claverie.

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Lun 5 Mar - 19:33

Le dernier livre de Jean Rouaud
"Une façon de chanter"

On les attend toujours avec impatience inquiète, les derniers ouvrages des auteurs aimés. Moment impudique et charnel de retrouvailles et peur que la magie n'opère plus. Elle est intacte, cher lecteur fidèle, sois-en rassuré, dans le dernier livre de Jean Rouaud qui sort jeudi chez Gallimard.Une façon de chanter est la suite de Comment gagner sa vie honnêtement, deuxième volet d'une Vie poétique qui en comptera trois. Livre pudique et tendre où le narrateur remonte à nouveau la Loire inférieure, aux sources de son adolescence cette fois. Compagnon et dépositaire de ces jeunes années, Joseph, le cousin, dont l'enterrement ouvre le livre. On y croise à nouveau son bourg de l'Ouest, avec son imposante (dans le paysage et dans les vies) église, la mère et le père, le kiosque de la rue des Flandres, mais aussi, beaucoup, la musique, depuis cette première guitare offerte par Joseph "Un présent inestimable pour affronter la modernité quand déferlait sur nos têtes rurales la folle exubérance des groupes anglais qui nous forçaient à bouger nos corps empruntés". Mozart, The Byrds, les cheveux longs défilent sous nos yeux émus. On y retrouve la poésie Rouaud, son humour fin qui chasse des pages toute mélancolie, son ton si calme qu'il en est apaisant, et tous ces adjectifs soyeux qu'on a presque oublié de lire aujourd'hui.

Ah, oui, le livre commence par "sans", comme cette perte omniprésente dans ses livres depuis le début. Cela ne vous étonnera pas, c'est ce jeune homme fou de guitare, assis pétrifié entre deux blondes ou marchant d'un pas décidé tout en gardant la mer sur le côté droit comme on le lui avait conseillé, qu'on a perdu cette fois. Magnifique livre.

Et puisque les progrès informatiques nous le permettent, trois questions à Jean Rouaud le jour de la publication :

Quels sentiments accompagnent la sortie d'un livre lorsqu'on est déjà un habitué de la Blanche et prix Goncourt dès le premier roman? "Il n'y a plus l'excitation de la parution, on connaît toutes les étapes, de la correction des épreuves au service de presse, en revanche il y a toujours cette question de l'accueil fait au livre, d'où cette volonté de lui donner les meilleures chances d'être lu, ce qui passe par le filtre des média, et quand ils font défaut, ça devient beaucoup plus difficile. Ca peut même être carrément déprimant."

"Si je me plains c'est une espèce de façon de chanter" écrit Rimbaud à sa mère. Vous nous expliquez le choix du titre?
"La phrase de Rimbaud n'est pas tirée de son oeuvre mais d'une lettre écrite à sa mère alors qu'il se trouve à Aden, sur un rocher brûlant, ayant pratiquement coupé les ponts avec la société de son temps. Cette intuition qui lie le chant au chagrin - et à la solitude - c'est depuis longtemps une des clés de la poésie. Ce pourrait être la définition du blues. Et pour le chagrin, on mourait beaucoup dans mes premiers livres."

On meurt aussi dans celui -ci et il commence par sans... Mais passons. Musique ! C'est elle qui accrocha , dites-vous, votre "morne adolescence au train flamboyant de la jeunesse". Vous nous rappelez la bande son de vos vingt ans et du livre?
"Les années d'après soixante-huit on été portées par l'écoute et la pratique de la musique qui étaient indissociables de ce désir d'émancipation. Le monde ancien et ses valeurs surannées étaient invivables, inadapté, et la guitare a été véritablement l'instrument de cette libération. Elle était le meilleur des laissez-passer et il n'était pas besoin de savoir lire une partition, ce qui relevait d'une pratique bourgeoise et donc hautement condamnable. Sans elle, j'aurais été bien incapable d'accompagner le mouvement. Trop timide."



Une façon de chanter, Jean Rouaud, 211 pages, Gallimard.
Merci à Jean Rouaud et aux éditions Gallimard pour leur disponibilité cet après-midi.

Aïda Valceanu

Dans le Huffington Post d'aujourd'ui 5 mars 2012.

épigraphe http://www.youtube.com/watch?v=5LSTc-5Fn_Y






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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Mer 11 Avr - 15:37


Le nid d'amour
http://www.youtube.com/watch?v=1OlRkijZ4bI&feature=player_detailpage#t=3s

Gatsby fait visiter sa maison à Daisy. Voir p 109 de la nouvelle traduction de "Gatsby le magnifique" par Philippe Jaworski.
Gatsby prétrit de bonnes intentions..


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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Lun 23 Avr - 20:03

Haruki Murakami et références au jazz.
http://lettres.collegemv.qc.ca/?p=1066

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Sam 14 Juil - 15:24

C'est le moment de lire " Ceci n'est pas une autobigraphie" de Daniel Filipacchi. Le jazz y tient bien sûr une large place. Ecrit à la paresseuse comme un temps de vacances.

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Mar 17 Juil - 16:12

"Lustiger qui fit un passage rapide à sainte-Barbe ( un collège chic cher et snob), était juif et fou de jazz. Il me dit qu'il ne s'endormait jamais sans écouter sans écouter au moins une fois un titre de la fameuse séance supervisée en 1938 à New york par Hugues Panassié. Pour Lustigier, la conjonction d'un Noir et d'un Juif, Sydnet Bechet et Mezz Mezzrow, était à l'origine de la réussite exceptionnelle de cette séance histoire.
.... " Une quarantaine d'années plus tard, quand Lustiger devint archevêque de Paris, je fus tout de même un peu étonné"
"Ceci n'est pas une autobiographie" Page 75

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Mar 17 Juil - 16:21

" Si je voulais appliquer le jeu de l'île déserte aux centaines de concerts ou soirées de jazz auxquels j'ai assisté, j'emporterais avec moi les enregistrements des concerts de l'orchestre de Dizzy Gillespie à Pleyel en 1948. Même Armstrong et Ellington ne m'ont pas fait la même impression...
La fougue de Dizzy, sa nouveauté, son humour provocant firent de lui mon idole. Comme un vulgaire fan, je fis le siège de Dizzy et décidai de devenir son ami..."
"Ceci n'est pas une autobiographie"

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Re: Jazz et Littérature

Message  sisyphe le Mer 18 Juil - 16:53

"...passer une soirée chez Mary Lou Williams était toujours une fête. Le Tout-Harlem se retrouvait dans son grand appartement de Lenox Avenue. Mary Lou était une merveilleuse pianiste, en fait la seule grande pianiste de jazz. Elle avait été pendant des années la directrice musicale d'Andy Kirk and his twelve clouds of joy.
Des swingers des années trente aux boppers des années quarante, tous les musiciens se retrouvaient chez Mary Lou, et pas seulement des musiciens mais aussi des poètes, des journalistes, des acteurs, des politiciens, noirs de préférence, mais pas obligatoirement. Son salon était un peu équivalent de celui de Francine Weisweiller ou de gertrude Stein pendant les années folles à Paris.."

"Ceci n'est pas une autobiographie" page 296...

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